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Candidats aux législatives

Tous à Paris le 18 mars 2017

 

Rompre avec les politiques libérales !

Depuis le vote du énième plan de rigueur, la Grèce entre dans le cercle des pays sous-développés. Cet accord négocié par un gouvernement (constitué du Parti socialiste, de la droite et de l'extrême-droite) et désigné directement par la troïka et les forces du capital grec et international sera mis en place par un Etat qui voit son budget accaparé par le service de la dette.

Cet accord est inhumain, parce que, parmi d'autres changements radicaux, il impose 15 000 suppressions d'emplois dans le secteur public, enlève tous sens aux conventions collectives, réduit le salaire minimum dans le secteur privé de 22% (de 751.39 Euros brut, à maintenant 586,08 Euros brut) et même de 33% pour les employé de moins de 25 ans (de 751,39 Euros brut, à maintenant 510,94 Euros brut), tandis qu'il réduit aussi les pensions de 15% et fait exploser les fonds de la sécurité sociale. Pour le peuple grec, il y aura les problèmes de santé, d'alimentation, la baisse de la scolarisation, l’exode des jeunes les mieux formés, les problèmes de logement, de chauffage,… la misère quoi, alors que pour les élites corrompues du pays ne payant pas l’impôt et qui ont organisé la fuite d’au minimum 65 milliards d'euros depuis deux ans, la rente sera préservée.

Cet accord est un test. Si le test est réussi dans sa ratification contre la volonté du peuple grec, il déterminera le sort désastreux des autres états membres de l'UE surendettés et, éventuellement, toute l'UE.

La déflation imposée à la Grèce n'est pas une exception. Le Portugal et l'Espagne sont sur le même chemin de sous-développement, avec des smic de l'ordre de 600 euros. Et n'oublions pas l'Allemagne où le salaire minimum réel est du même ordre.

En France, avec l’aide des médias, Sarkozy, Le Pen, Hollande et Bayrou qui soutiennent le diktat contre les grecs et le traité d'austérité budgétaire nous emmènent tout droit à une baisse des salaires de 20% pour sauver l'Euro et le pouvoir d'achat des détenteurs de capitaux.

Le Parti de Gauche soutien le peuple grec en lutte et dénonce tous ceux qui avalisent l'idée qu'il n'y a pas d'autre choix que cette politique du pire pour le peuple. En Amérique latine, les peuples et les Etats n'ont pu s'en sortir qu'en rompant le cercle vicieux des prêts conditionnés du FMI et des exigences des banques.

En Europe, la solution existe. C'est à la BCE de prêter directement à la Grèce. C'est à l'Europe de dire stop aux exigences exorbitantes des banques. L'expérience prouve que quand on refuse de payer leurs taux d'intérêts exorbitants, les banques finissent par les baisser.

Amis grecs, ne baissez pas la tête et faites plier la Troïka. Ce faisant vous sauverez les autres peuples d'Europe du sort qui leur est promis par le Mécanisme européen de stabilité que droite et sociaux-démocrates ne manqueront pas de valider par leur vote.

La parti de gauche appelle à manifester en solidarité, le lundi 20 février à 17 h place Mitterrand à Lisieux, et à Caen à 18h, place du Théâtre.


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