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Candidats aux législatives

Tous à Paris le 18 mars 2017

 

Monsieur le préfet,

Nous dénonçons les agissements de la police et la stratégie de tension que vous mettez en place, bien secondé par votre directeur départemental de la sécurité publique, sur ordre du gouvernement.

Dans un récent communiqué, vous vous en prenez à des manifestantEs imaginaires qui s’attaqueraient (sic) à la police et aux journalistes. Vous prétendez ainsi justifier l’intervention répétée de la police contre les manifestations. En agissant de la sorte vous pensez diviser un mouvement pacifique et le couper de la population en créant des manifestantEs violentEs imaginaires alors que les citoyen-ne-s mobilisé-e-s ne le sont pas. Cette manipulation vise à détourner l’attention de la population de la réelle agression que constitue la loi travail qui tend à détériorer leurs conditions de vie quotidienne.

 

Les dernières exactions policières en date sont les intimidations à l’égard de la manifestation de jeudi 14 avril, avec, de la part des forces de l’ordre, une recherche délibérée d’incidents ; puis l’évacuation de la place Saint-Sauveur occupée vendredi dans le cadre de la Nuit Debout. Ceci s’est produit après les violences inadmissibles contre des lycéenNEs, après de multiples arrestations arbitraires que nous avons déjà dénoncées, après l’intrusion de la police dans des locaux syndicaux à l’Université, sur appel de la présidence de l’université.

Or, ni lors de la manifestation de jeudi 14 avril, ni lors de la Nuit Debout de vendredi 15 avril, ni le samedi 16 avril, le moindre incident, la moindre violence à l’égard des personnes et des biens n’a été constatée.

Il y a quelques jours, la dégradation d’une bibliothèque universitaire a ressemblé à une provocation et ne peut être imputée aux étudiantEs en lutte.

Samedi soir, l’assemblée Nuit Debout s’est très bien passée jusqu’à l’intervention policière.

En fait, toutes les manifestations et protestations du mouvement contre la loi Travail se passent bien tant que la police n’est pas présente. Pourquoi ?

Parce que vous, préfet du Calvados et la hiérarchie policière entretenez délibérément un climat de tension, dans le but de créer des incidents justifiant a postériori l’usage de la force contre les manifestantEs.

Pour faciliter cette manœuvre, depuis le début de l’état d’urgence, vous maintenez les effectifs policiers dans un état de stress permanent propice aux dérapages.

Interrogé sur les Nuits Debout, jeudi 14 avril, François Hollande trouvait « légitime » que « la jeunesse veuille s’exprimer ». Quant à vous, vous trouvez légitime de chasser le rassemblement pacifique de Nuit Debout place Saint-Sauveur. Le ministre de l’intérieur, qui devrait être le garant de la protection des droits, dont celui à manifester, devrait en toute logique prononcer votre révocation.

Mais ce gouvernement illégitime utilise les forces de répression pour faire passer ses contre réformes rejetées par la majorité de la population.

Nous, opposéEs plus que jamais à la loi Travail, affirmons que notre nombre est notre force. Par la grève, les manifestations et toutes initiatives citoyennes, nous obligerons le gouvernement à retirer le projet de loi Travail et aucune provocation policière n’y changera rien.

Caen, le 20 avril 2016

Les premiers signataires :

Printemps Ligueur,  CGT Direccte, CGT EPSM, FSU, Solidaires, SUD  Collectivités Territoriales, SUD Travail Affaires Sociales, EELV, NPA, PG.


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