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Candidats aux législatives

Tous à Paris le 18 mars 2017

 

Communiqué de presse

aneLe dernier coup administré par Ministre de l'Education Nationale est rude et ressemble bien au coup de pied de l'âne. Vincent Peillon a annoncé vouloir décharger les enseignants en poste en ZEP de 2 heures de cours par semaine et financer cette mesure par une augmentation des temps de service de leurs collègues de CPGE, entre autres, aboutissant ainsi à une diminution substantielle de leurs traitements.

Prenant appui sur une idéologie diffuse et confuse qui veut faire de l'Ecole le terrain d'expérimentation d'une transformation sociale qu'on n'a pas le courage de faire dans la société, il utilise une vieille ficelle : l’opposition entre les personnels de son ministère. La lutte des classes devient dans ce contexte le conflit largement nourri de fantasmes et de ressentiments entre classes préparatoires et classes de ZEP.

Le Parti de Gauche dénonce ce procédé qui est dans le droit fil de l’ancienne majorité. On ne « refonde » pas l'Éducation nationale en déshabillant Pierre pour habiller Paul ; la lutte des classes n'est pas un combat fantasmatique entre classes préparatoires et classes de ZEP

La décharge des professeurs en ZEP est bienvenue, bien qu'elle ne suffise pas à régler les nombreux problèmes auxquels ces enseignants font face. En donnant une présentation fausse et tronquée des rémunérations et des obligations de service des professeurs en CPGE, et des classes post-bac plus généralement, M. Peillon ne fait que reprendre une réforme engagée puis retirée précipitamment, il y a six ans par M. de Robien. Mais surtout il enfonce un coin dans les décrets de 1950 qui fixent les statuts de l’ensemble des enseignants intervenant dans le secondaire tout comme celui des professeurs dispensant tout ou partie de leur enseignement en Post-Bac (CPGE, BTS, etc.).

 

Tous les élèves de France ont droit à une instruction et une éducation gratuite la plus exigeante et la meilleure possible, dans tous les ordres du savoir, littéraires, scientifiques et techniques. Notre pays a besoin que le Peuple soit savant et éclairé pour pouvoir exercer sa souveraineté et relever, dans l’intérêt de tous, les nouveaux défis techniques, scientifiques et politiques. Cela ne peut se faire en dégradant les conditions de travail et de vie des professeurs et l'encadrement des élèves à tous les niveaux et sur tout le territoire. L’amélioration des conditions de travail passe par le recrutement d’un nombre suffisant de professeurs et de personnels d'éducation indispensables à la bonne marche des établissements d’enseignements et de recherche, et donc par l'augmentation du nombre de postes aux concours internes, y compris l'agrégation, pour résorber la précarité et donner des perspectives de carrière décentes. Quant à l’amélioration des conditions d’existence des personnels, qui subissent depuis des décennies une cure d’austérité qui ne dit pas son nom, il est urgent dé dégeler et rattraper le point d'indice qui fixe leur niveau de rémunération, qui, depuis des années, évolue moins vite que l'inflation, et de revaloriser des grilles indiciaires de tous les corps, dont certaines sont bloquées depuis des décennies. Mais surtout, on attend d’un Ministre non pas des campagnes de dénigrement coûteuses, mais au contraire le rétablissement du respect et de la confiance sans laquelle aucune relation pédagogique n’est possible.

Mais les positions du Ministre ont du moins le mérite de manifester la cohérence gouvernementale : elles sont dans la ligne de la politique austéritaire et anti-salariale de MM. Hollande et Ayrault.

Le Parti de Gauche demande au ministre de renoncer à cette mesure inique et dangereuse ainsi qu'à toute tentative de destruction du statut national des différents corps enseignants. Les professeurs n'ont pas vocation à servir de variable d'ajustement des politiques d'austérité, après la reddition sans condition du gouvernement face aux injonctions de Bruxelles et des marchés financiers. Au lieu de stigmatiser telle ou telle catégorie de travailleurs, fonctionnaires ou non, et de les dresser les uns contre les autres, la seule mesure de justice d'un gouvernement républicain qui se dit de gauche consisterait à revaloriser tous les salaires dont le SMIC, et pour ce faire, à trouver les sources de financement nécessaires en ayant le courage et la volonté de se tourner contre ceux qui sèment la terreur économique et sociale, étranglent l'économie du pays et vident les caisses de l’État.

 

 

 

 

Les opposants au site d'enfouissement des déchets s'organisent et comptent bien rester sur place.

Le Parti de Gauche leur apporte son soutien, à eux qui mènent vaillamment le combat d'intérêt général contre l'ouverture de cette décharge à Nonant le Pin  et espère que le gouvernement saura mettre fin à ce projet plus que néfaste pour l'environnement et l'économie des déchets.

Un changement radical de cap tant sur le plan économique, de la production ou de la consommation doit être réalisé. Il faut privilégier la logique des besoins
plutôt que celle de l'offre. L'humain d'abord plutôt que le profit d'abord. La réduction des déchets et une gestion vertueuse de ceux-ci est une des finalités de ce changement de cap.

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MEETING AU CENTRE DES CONGRÈS
MARDI 1er OCTOBRE À 20H30
Premiers signataires du collectif retraites 2013 dans le Calvados : 
Solidaires, FSU, FASE, PCF, NPA, GU, GA, PG, LDH, UNEF, Osez le 
féminisme...manif caen 11 10 11
Langeac-Un-enfant-de-6-ans-arrete-a-l-ecole-et-conduit-en-centre-de-retention closer news xlargeCommuniqué de presse RESF
On pensait révolu le temps des contrôles d'identité aux abords des écoles....Steve Osarodian jeune Nigerian âgé de 20 ans, a été arrêté jeudi 12 septembre devant le lycée Laplace à Caen, pendant l'inter-cours alors qu'il accompagnait des camarades sortis fumer à l'extérieur de l'établissement. Tous ont été contrôlés, mais seul Steve a été arrêté et placé au Centre de Rétention Administrative de Rennes parce qu’il est étranger sans-papier. Arrivé mineur en France, Steve est en formation de couvreur et bénéficie d'un contrat jeune majeur du Conseil Général du Calvados jusqu‘à ses 21 ans. Mais la préfecture a pris contre lui une Obligation à Quitter le Territoire Français (OQTF) dont la validité a été confirmée par le Tribunal Administratif. Décortiquons ce qui se passe. 
Un gamin arrive en France, il est pris en charge dans le cadre de la loi qui protège les mineurs, il est scolarisé. Jusque là, tout va bien. Il fait des études, vit plusieurs années en France, devient majeur mais reste sous protection du Conseil général. Et là, tout se brise : la préfecture refuse de lui donner un titre de séjour à 18 ans, elle pourrait le faire mais la circulaire du ministre de l’Intérieur Valls ne l’y encourage pas en multipliant les conditions pour qu’un étranger arrivé mineur en France puisse obtenir un titre lorsqu’il devient majeur. Le gouvernement et la préfecture fabriquent alors délibérément un sans papier (les mineurs sont en situation régulière). Comme la loi permet cette situation, le tribunal administratif valide l’OQTF. Il suffit alors d’un contrôle, dont on espère que la finalité n’était pas de traquer un lycéen fusse-t-il sans papiers, pour qu’un jeune se retrouve enfermé et menacé d’expulsion. C’est absurde, c’est brutal, c’est inhumain et c’est accepté par ce gouvernement qui refuse de modifier la loi sur le séjour des étrangers alors même que certains de ses membres l’ont combattue… quand ils étaient dans l’opposition.  Le 31 octobre 2005, une circulaire de Sarkozy suspendait les arrestations de lycéens, et il était alors recommandé à la police «d’éviter […] des démarches dans l’enceinte scolaire ou dans ses abords». !!!
 
Les temps ont bien changé, et si Steve, ce lycéen, n’est pas libéré et régularisé, on peut considérer que les élèves qui fument sur la voie publique pendant les récréations sont en danger. Au printemps à Nîmes, syndicats de l’éducation, parents d’élèves et citoyens avaient très fortement protesté après la tentative d’arrestation à l’école de deux enfants. Cette nouvelle arrestation doit aussi provoquer notre indignation à un niveau tel que le gouvernement Hollande soit obligé d’en tenir compte, de libérer Steve et de le régulariser.

dechargeDeux rapports, l'un sur l'impact économique, l'autre sur l'impact sur la santé environnementale, ont été publiés depuis longtemps, expliquant le caractère plus que négatif de cette décharge. Des conférences et un défilé de spécialistes ont appuyé ces rapports. Les citoyens riverains, la région Basse Normandie et bien des élus locaux sont vent debout contre cette décharge : que faut-il de plus pour mettre fin à cette hérésie ?

GDE, ferrailleur dont la technicité pour dépolluer correctement avant broyage les automobiles en fin de vie est plus que mise en doute, au vu des explosions régulières sur les sites existants (Rocquencourt notamment), et dont le principal dirigeant Claude Dauphin est aussi connu pour son livre "le guide vraiment pratique des paradis fiscaux" et pour être entré dans les 50 plus grandes fortunes françaises domiciliées en Suisse, ne devrait plus être autorisé à sévir, ni à Nonant le Pin, ni ailleurs.

Le Parti de Gauche apporte son soutien aux associations qui mènent vaillamment le combat d'intérêt général contre l'ouverture de cette décharge à Nonant le Pin (Nonant environnement et Sauvegarde des terres agricoles) et espère que Delphine Batho saura mettre fin à ce projet plus que néfaste pour l'environnement et l'économie des déchets.

Un changement radical de cap tant sur le plan économique, de la production ou de la consommation doit être réalisé. Il faut privilégier la logique des besoins
plutôt que celle de l'offre. L'humain d'abord plutôt que le profit d'abord. La réduction des déchets et une gestion vertueuse de ceux-ci est une des finalités de ce changement de cap.

Corinne Morel Darleux, Secrétaire Nationale à l'écosocialisme
Tifen Ducharne, membre du Bureau National


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