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Candidats aux législatives

Tous à Paris le 18 mars 2017

 

Environnement

Nucléaire = Energie de destruction massive

D’ici 2016 doivent commencer les travaux de rafistolage des premiers réacteurs trentenaires de Paluel et de Flamanville et les premiers essais de la vitrine pilote et commerciale de l’EPR avant couplage complet avec le réseau THT vers les pays de Loire en 2018.

Des délégations de militants concernés du CRILAN, de STOP PENLY et de SDN Cornouaille se sont rencontrés aux Pieux le 25 octobre 2014 pour envisager un rassemblement d’opposition du Grand Ouest, sans exclusives, en Nord Cotentin.

Lire la suite : stop nucléaire

dechargeLa société G.D.E. (Guy Dauphin Environnement), entend mettre en place un centre d'enfouissement de déchets industriels à Nonant-le-Pin, dans l'Orne. Les Associations Nonant Environnement et Sauvegarde des Terres d'Elevage s'organisent pour que "tous ceux qui refusent de voir les terres d'élevage se transformer en dépotoir de la France et de l'Europe" puissent manifester leur opposition au projet.

Selon les associations, à Nonant-le-Pin serait prévu le stockage de 150 000 tonnes de déchets par an, pendant au moins 17 ans - s’il n’y a pas « adaptation » ou élargissement une fois le site installé, ce qui arrive souvent -et 47 500 tonnes de déchets « triés ».

Contrairement à ce qu’affirme GDE, le site retenu ne présente pas les caractéristiques hydrogéologiques requises pour l’implantation d’un CSDU. Bien au contraire, il recèle tous les facteurs d’une catastrophe annoncée :

-          Inondations. Les fortes précipitations, fréquentes dans la région, vont rapidement saturer un sol déjà gorgé d’eau par la nappe sub-affleurante, entraînant des inondations à répétition des alvéoles de stockage des déchets ;

-          Pollution locale. Du fait de l’absence de barrière passive, les eaux chargées de polluants vont se mêler aux nappes phréatiques de surface, répandant leur contenu mortifère dans les terres d’élevage et d’agriculture environnantes, ainsi que dans les sources d’eau potable pour l’alimentation humaine ;

-          Diffusion large de la pollution. Finalement, ces eaux vont se jeter dans l’Orne via la Dieuge et l’Ure, achevant de répandre les polluants dans un rayon le plus large possible, et contaminant tout le bassin de l’Orne.

Le fait que ces risques manifestes n’aient pas été pris en compte et décrits dans l’étude d’impact initiale de GDE, et que les services de l’Etat n’en aient pas mesuré l’importance, montre bien que cette étude d’impact était partiale et partielle, ce qui constitue en soi un motif légitime d’annulation de l’autorisation d’exploiter.

Ne mettons pas la région en danger !

NOUS DEMANDONS A TOUTES NOS INSTANCES ADMINISTRATIVES DE REFUSER LE PROJET EN COURS ET DE FAIRE EN SORTE QUE CES TERRES RESTENT AGRICOLES.

Ni ici, ni ailleurs, mais autrement.

peasLa Commission Européenne a adopté lundi 6 mai trois nouveaux règlements sur les semences, la santé des plantes et les contrôles, désormais soumis au Parlement et au Conseil européens. Au prétexte desimplification, de défense de la biodiversité, et de protection de la santé des plantes, cette proposition place toutes les semences sous le contrôle direct des titres de propriété de l'industrie : Certificat d'Obtention Végétale et brevets.
Le Réseau Semences Paysannes dénonce cette agression violente contre le droit des agriculteurs, des jardiniers, des consommateurs et des générations futures d'accéder librement à l'immense biodiversitévégétale généreusement offerte par le travail de centaines de générations de paysans.
Ce hold-up sur les semences est soigneusement caché sous des centaines de pages de jargon réglementaire. L’office communautaire qui délivre les titres de propriété industrielle sur les variétés (Certificat d'Obtention Végétale) sera directement chargé du catalogue qui conditionne l'accès aumarché des semences ; le marché sera désormais ouvert aux variétés et aux plantes brevetées ; lesindustriels pourront organiser eux-mêmes le contrôle de leurs semences, mais aussi de celles que lesagriculteurs prélèvent dans leurs propres récoltes, pendant que des contrôles bureaucratiques insensés interdiront de fait aux agriculteurs d'utiliser et d'échanger leurs propres semences et restreindront l'accès au marché des semences traditionnelles, locales et biologiques.
Cette bureaucratie et le coût des contrôles risquent de réserver aux seules variétés et semences brevetées l'ouverture du marché à la biodiversité que constituent les nouvelles « variétés hétérogènes » et de restreindre à la portion congrue les nouvelles variétés de niche dont les semences pourront être commercialisées sans enregistrement au catalogue.
Le Réseau Semences Paysannes appelle l'ensemble des citoyens à interpeller leur gouvernement etleurs élus européens pour qu'ils révisent en profondeur ces nouveaux règlements, pour qu'ils n'abandonnent pas à la Commission mais définissent eux-mêmes leurs modalités d'application, et pour qu'ils barrent la route au vol de toutes les semences par les brevets. Le respect des droits desagriculteurs et des jardiniers d'utiliser, d'échanger et de protéger leurs semences, et d'avoir accès sur lemarché à toute la biodiversité des semences paysannes disponibles, est la première condition du droit à l'alimentation et de la souveraineté alimentaire.
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Contacts : Guy Kastler 06 03 94 57 21 ou Patrick de Kochko 06 17 06 62 60
mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

centrale nucleaireAvec quatre ans de retard selon les dernières prévisions d’EDF, et un surcoût de plus de 6 milliards (1,8 milliard en 1998 quand il avait été envisagé de construire un EPR près de Nantes, chez Ayrault, le coût actuel - 2012 - est estimé à 8,5 milliards), l'EPR de Flamanville constitue le prototype de l'entêtement dans l'erreur ! Et à ce rythme, il est légitime de s'interroger sur le coût final en 2016 ? Le réacteur EPR, plus puissant que les précédents, est également plus dangereux. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a dévoilé plusieurs documents confidentiels concernant les graves défauts de conception de l'EPR. Cette technologie multiplie les points de vulnérabilité et se révèle trop complexe : l'EPR est probablement impossible à construire. Même certains scientifiques pronucléaires mettent en doutent la pertinence et la faisabilité de ce projet.
L’arrêt des vieux réacteurs de Fessenheim, annoncé pour fin 2016, au moment de la mise en marche prévue pour l’EPR n’es toujours pas envisagée avec sérieux.

La transition énergétique doit être plus qu'un discours, elle doit devenir une réalitié.

bun

Le 28 novembre, malgré une forte opposition, les députés UMP ont entériné la Loi sur les Certificats d'Obtention Végétale.  Cette loi fait la part belle aux grandes entreprise de la semence. Elle étend l’obligation de payer une nouvelle taxe, la « Contribution Volontaire Obligatoire » à 21 espèces : orge, avoine, pois, trèfle, luzerne…. Elle interdit les semences de ferme (cultures intermédiaires, légumes, soja) et transforme les paysans qui ne la respecteront pas en délinquants.
La Confédération paysanne a appelé tous les paysans à refuser le paiement de cette taxe et tous les candidats aux prochaines élections à s'engager à abroger cette loi scandaleuse.
Le parti de gauche du Calvados condamne cette loi et appelle tous les citoyens attachés à la diversité biologique et à la non-brevabilité du vivant à écrire à leurs députés afin de dénoncer cette nouvelle taxe qui favorise les semenciers.

Sources :
  1. http://www.cyberacteurs.org/archives/archive.php
  2. http://www.semonslabiodiversite.com/
  3. http://www.confederationpaysanne.fr/gouvernem-fait-voter-nouvelle-taxe-contre-pay_840-actu_1925.php
  4.  http://www.bastamag.net/article1961.html

centrale_nucleaire

4 ans de retard pour l’EPR, le doublement de son coût initial : 6 miliards d'euros ! Jusqu’où ira l’entêtement injustifiable à poursuivre la construction de ce réacteur et de sa ligne THT ? En juillet 2011 EDF annonce, la mise en service de l’EPR en 2016.

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Fraises espagnolesD'ici à la mi?juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion.
À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF?France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

 

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans?papiers sous?payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver.
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.
... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

D'après un article paru dans Politis le 12 avril 2007


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